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samedi 4 août 2012
vendredi 12 août 2011
Bruuns Bazaar Spring Summer 2012 Collection
BRUUNS BAZAAR SS12
Jeudi dernier a défilé à Copenhague la première collection de Bruuns Bazaar réalisée sous la direction artistique de Rebekka Bay, qui présidait jusqu’alors à la destinée de COS. Cette dernière a su insuffler à la marque danoise ce minimalisme, qu’elle qualifie de « japonisant », qui caractérise par excellence la ligne sophistiquée du fabricant suédois H & M.
L’orientalisme qu’elle évoque comme source d’inspiration se rapporte sans aucun doute à la pureté des formes et des matières, Rebekka Bay affectionnant tout particulièrement la popeline, qui lui permet de dessiner des coupes architecturées.
Les vêtements qui paraissent (de loin) d’une simplicité extrême se révèlent cependant plus travaillés et plus habillés dans les détails : poches ton sur ton plaquées ou zippées, vestes sans revers au col plongeant, autant d’éléments empruntés au tailoring qui viennent structurer une collection en apparence décontractée.
Last Thursday took place in Copenhagen the fashion show introducing the first Bruuns Bazaar collection designed under the artistic direction of Rebekka Bay who presided until then over the destiny of COS. She has managed to imbue the Danish brand with that minimalism, she calls « Japanese », which par excellence characterizes the sophisticated line of Swedish manufacturer H & M.
This orientalism she mentions as an inspiring influence undoubtedly refers to the purity of form and materials, since Rebekka Bay is particularly fond of poplin, which allows her to design architectured cuts.
The clothes that (by far) seem to be extremely simple, however turn out to be more finely worked and elaborate in the details : patch or zipped pockets in matching tones, jackets without lapels and with plunging neckline, all of which, borrowed from the tailoring, manage to structure a seemingly casual collection.
L’alternance des longueurs – de l’ultra-court d’une minijupe presque entièrement dissimulée sous une veste longue à la combinaison allongeant la silhouette – et des volumes – entre lignes près du corps et fluidité de coupes plus évasées – instaure une sensualité subtile.
Alternating lengths – from the ultra-short miniskirt almost completely hidden under a long jacket to the jumpsuit extending the figure – and volumes – between lines close to the body and more flowing and flared cuts – bring a subtle sensuality.
La palette de couleurs, tout d’abord restreinte à des tons neutres – noir, blanc, beige et bleu marine – abandonne pareillement ce leitmotiv du minimalisme scandinave en adoptant progressivement des tons pastels – nacre, sable, moutarde, puis peach-cream – pour enfin s’illuminer de corail.
The color palette, first limited to neutral tones – black, white, beige and navy – similarly gives up this leitmotiv of Scandinavian minimalism by gradually adopting pastel colors – pearl, sand, mustard, and peach-cream – to finally light up with coral.
Le stylisme du défilé, qui a su organiser ces subtiles variations, de même que la qualité du casting (Agnes Karlsson, que nous avions repérée au festival de Hyères, a ouvert et fermé le défilé) ont permis de donner sa dimension à cette première collection renouvelant ainsi l’esprit de Bruuns Bazaar.
The styling of the show, which has organized these subtle variations, as well as the quality of the casting (Agnes Karlsson, whom we spotted at the Hyères Fashion Festival, opened and closed the show) have allowed to give its dimension to this first collection renewing in this way the spirit of Bruuns Bazaar.
Jeudi dernier a défilé à Copenhague la première collection de Bruuns Bazaar réalisée sous la direction artistique de Rebekka Bay, qui présidait jusqu’alors à la destinée de COS. Cette dernière a su insuffler à la marque danoise ce minimalisme, qu’elle qualifie de « japonisant », qui caractérise par excellence la ligne sophistiquée du fabricant suédois H & M.
L’orientalisme qu’elle évoque comme source d’inspiration se rapporte sans aucun doute à la pureté des formes et des matières, Rebekka Bay affectionnant tout particulièrement la popeline, qui lui permet de dessiner des coupes architecturées.
Les vêtements qui paraissent (de loin) d’une simplicité extrême se révèlent cependant plus travaillés et plus habillés dans les détails : poches ton sur ton plaquées ou zippées, vestes sans revers au col plongeant, autant d’éléments empruntés au tailoring qui viennent structurer une collection en apparence décontractée.
Last Thursday took place in Copenhagen the fashion show introducing the first Bruuns Bazaar collection designed under the artistic direction of Rebekka Bay who presided until then over the destiny of COS. She has managed to imbue the Danish brand with that minimalism, she calls « Japanese », which par excellence characterizes the sophisticated line of Swedish manufacturer H & M.
This orientalism she mentions as an inspiring influence undoubtedly refers to the purity of form and materials, since Rebekka Bay is particularly fond of poplin, which allows her to design architectured cuts.
The clothes that (by far) seem to be extremely simple, however turn out to be more finely worked and elaborate in the details : patch or zipped pockets in matching tones, jackets without lapels and with plunging neckline, all of which, borrowed from the tailoring, manage to structure a seemingly casual collection.
L’alternance des longueurs – de l’ultra-court d’une minijupe presque entièrement dissimulée sous une veste longue à la combinaison allongeant la silhouette – et des volumes – entre lignes près du corps et fluidité de coupes plus évasées – instaure une sensualité subtile.
Alternating lengths – from the ultra-short miniskirt almost completely hidden under a long jacket to the jumpsuit extending the figure – and volumes – between lines close to the body and more flowing and flared cuts – bring a subtle sensuality.
La palette de couleurs, tout d’abord restreinte à des tons neutres – noir, blanc, beige et bleu marine – abandonne pareillement ce leitmotiv du minimalisme scandinave en adoptant progressivement des tons pastels – nacre, sable, moutarde, puis peach-cream – pour enfin s’illuminer de corail.
The color palette, first limited to neutral tones – black, white, beige and navy – similarly gives up this leitmotiv of Scandinavian minimalism by gradually adopting pastel colors – pearl, sand, mustard, and peach-cream – to finally light up with coral.
Le stylisme du défilé, qui a su organiser ces subtiles variations, de même que la qualité du casting (Agnes Karlsson, que nous avions repérée au festival de Hyères, a ouvert et fermé le défilé) ont permis de donner sa dimension à cette première collection renouvelant ainsi l’esprit de Bruuns Bazaar.
The styling of the show, which has organized these subtle variations, as well as the quality of the casting (Agnes Karlsson, whom we spotted at the Hyères Fashion Festival, opened and closed the show) have allowed to give its dimension to this first collection renewing in this way the spirit of Bruuns Bazaar.
credit for all images : Copenhagen Fashion Week®
nb : Nous espérons retrouver dans la prochaine campagne Bruuns Bazaar (pour l'été 2012) tout l'esprit et l'esthétique de cette collection.
nb : We hope to find in the next Bruuns Bazaar campaign (for summer 2012) the whole spirit and aesthetic of this collection.
nb : Nous espérons retrouver dans la prochaine campagne Bruuns Bazaar (pour l'été 2012) tout l'esprit et l'esthétique de cette collection.
nb : We hope to find in the next Bruuns Bazaar campaign (for summer 2012) the whole spirit and aesthetic of this collection.
mercredi 18 mai 2011
Hyères 2011 : Céline Méteil
Lors du Festival International de la Mode d’Hyères, présidé cette année par l’énigmatique Raf Simons, Céline Méteil a remporté le Prix Première Vision ainsi que le Prix du Public et de la Ville d’Hyères.
Le Prix Première Vision, attribué pour la première fois, permet à la jeune créatrice française de bénéficier de 10 000 euros et lui offre l’accès au prochain salon qui aura lieu en septembre 2011. Première Vision est en effet le premier salon des tissus d’habillement et a déjà soutenu l’ensemble des candidats en lice en les mettant en contact avec les fabricants qui leur ont ainsi permis de réaliser leur collection.
Le Prix Première Vision, attribué pour la première fois, permet à la jeune créatrice française de bénéficier de 10 000 euros et lui offre l’accès au prochain salon qui aura lieu en septembre 2011. Première Vision est en effet le premier salon des tissus d’habillement et a déjà soutenu l’ensemble des candidats en lice en les mettant en contact avec les fabricants qui leur ont ainsi permis de réaliser leur collection.
La collection créée par Céline Méteil, qui a déjà travaillé en tant que seconde d’atelier chez Balenciaga et chez John Galliano, est entièrement réalisée en jaconas, cette fine mousseline qui est utilisée lors des essayages. Choisissant ainsi de montrer ce qui précède et, ce faisant, structure la robe, elle réalise de vaporeuses chrysalides qui révèlent autant cette étape de construction qu’elles en dévoilent l’aboutissement. Tout repose sur la fragilité de cette toile qui détermine l’essence et l’avenir du vêtement. Lui accordant une valeur en propre, elle joue de sa finesse et des transparences qu’elle implique pour créer des variations entre plis, superpositions et mises à nu. Le travail de Céline Méteil se présente ainsi comme la mise en avant de l’infinie délicatesse du vêtement, de la précision du geste qu’il suppose et de la pudeur qui le gouverne. Cette collection très épurée nous a beaucoup plu.
On réalise ainsi, dans cette alternance entre vision proche et éloignée, vêtement exposé et porté, combien le volume et la représentation en mouvement sont importants et lui accordent toute sa valeur. Le corps est ainsi décisif pour juger du tombé, la scénographie du défilé est essentielle à la dramatisation et, ce faisant, à la "romantisation" d'une collection. A savoir qu'il est nécessaire de l'insérer dans un contexte à la fois humain et artistique qui suscite l'émotion et l'imagination pour lui accorder une signification qui puisse être proprement subjective.
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